Recherche

Entreprendre et innover

Depuis plus de dix ans Télécom ParisTech soutient la création d'entreprises innovantes.

Durant les différents cursus, l’école sensibilise et forme à la création d’entreprise. Elle aide aussi ses chercheurs à transformer en innovations les résultats de leurs recherche.

L’école donne un accès privilégié à ses diplômés aux deux incubateurs de start-up qu’elle opère. Elle y accompagne les porteurs de projets de création, pour passer d’une idée à une entreprise économiquement viable et à fort potentiel de développement. Elle rapproche ces créateurs de ses laboratoires de recherche, aussi bien dans les champs technologiques : sémantique, langages WEB, réseaux, bases de données etc. que dans ceux des sciences économiques et sociales : sociologie des usages, nouveaux modèles d’affaires, etc. Ces start up innovent par les services qu’elles inventent ou par les technologies inventives qu’elles maîtrisent.

ParisTech Entrepreneurs:

Localisé dans le 14e arrondissement de Paris, cet incubateur commun à l’Institut Télécom et ParisTech accueille et accompagne des créateurs diplômés et chercheurs de ces groupes d’écoles. Plus d’une trentaine de start-up profitent de cette structure et s’y développent.

Télécom ParisTech EURECOM Entrepreneurs :

Situé au cœur de Sophia Antipolis, et à proximité d'EURECOM, cet incubateur s’adresse aux étudiants, doctorants et diplômés de Télécom ParisTech et d’EURECOM qui choisissent de développer leur projet sur cette technopole. Mais aussi plus largement aux porteurs de tout projet innovant dans le domaine des technologies de l’information.

« 250 entreprises sont nées dans les incubateurs de l’Institut Telecom »

Les quatre incubateurs de l’Institut Telecom ont vu naître 250 entreprises depuis 2000. Interview d’Hugues Billaudot, responsable à l’Institut Telecom, pour décrypter une réussite.

01net. : l’Institut Telecom vient de récompenser huit start-up innovantes qui vont recevoir des bourses de 4 000 à 8 000 euros. Est-ce une pratique courante ?

Toutes ces jeunes pousses font partie des 250 entreprises qui ont vu le jour depuis l’an 2000 dans les quatre incubateurs de l’Institut Telecom, répartis sur les campus de Paris, Evry, Brest (et Rennes) ainsi que Sophia-Antipolis. Deux fois par an, l’Institut Telecom accorde des aides à des start-up.

Comment expliquez-vous ces bons résultats (250 entreprises) ?

A la fin des années 1990, le Gouvernement a affiché clairement sa volonté de favoriser la création d’entreprises innovantes. Les pouvoirs politiques ont sensibilisé les directeurs des écoles de l’Institut Telecom à ces questions et avec la bulle Internet, le contexte était favorable à la création d’entreprise. A son éclatement en 2002, de nombreux cadres des télécoms – et parmi eux d’anciens élèves – ont été licenciés. Dotés de cinq à six ans d’expérience, ils se sont alors naturellement tournés vers les incubateurs de leur ancienne école.

Quels sont les autres profils des entrepreneurs « incubés » ?

En dehors des anciens donc, pas mal d’étudiants se lancent. Depuis 2004, on observe un regain d’intérêt pour la création d’entreprise. Cela s’explique en partie parce que les jeunes ingénieurs sont un peu déboussolés après une première expérience dans une SSII, par exemple. Ils ne savent plus trop où ils en sont et ne voient pas forcément de perspectives de carrière tangibles. Du coup, ils envisagent plus facilement cette option.

Les incubateurs de l’Institut Telecom sont-ils réservés aux élèves de ses différentes écoles ?

Depuis 2002, nos incubateurs sont ouverts à tous les jeunes créateurs d’entreprise, porteurs de projets dans les télécoms. Il peut s’agir, par exemple, d’ingénieurs venant d’autres écoles à condition que leur projet intéresse nos laboratoires de recherche. L’Institut Telecom essaie de plus en plus de faire le pont entre ses centres de R&D et les entreprises qui apportent des innovations sur le marché.

Avant le stade de l’incubateur, de quelle manière l’Institut Telecom développe-t-il la fibre entrepreneuriale de ses élèves ?

D’abord, nous essayons de sensibiliser les étudiants de première année à la création d’entreprise. Ainsi, on les aide à se focaliser sur le développement d’un produit ou d’un service. Nous proposons aussi aux élèves de deuxième ou de troisième année, une vraie formation spécifique. Au total, l’Institut Telecom forme au moins 150 étudiants par an à la création d’entreprise avec ce programme en option. En trois mois, ils apprennent à établir un business plan.

Ensuite, quel est le rôle d’un incubateur de l’Institut Telecom ?

A l’issue de cette formation spécifique, les élèves sélectionnés par le comité d’incubation présentent leur business plan. Ceux qui sont retenus sont « incubés » pendant dix-huit mois. Le but est alors de les aider à consolider leur projet, jusqu’à ce qu’ils décrochent leur premier client (au bout de sept ou huit mois environ). Pendant leur période d’incubation, ils sont hébergés à Paris ou en Bretagne. Depuis 2002, les pouvoirs publics participent largement avec les régions au financement de nos incubateurs.

En dehors de l’hébergement (plus de 1 000 mètres carrés), quel accompagnement personnalisé prévoient les incubateurs ?

Nous abordons tous les aspects de la création d’entreprise, notamment grâce à l’intervention d’une quarantaine d’experts (grands cabinets de conseil, etc.). Nous reprenons aussi des concepts plus généralistes, dans le marketing, par exemple, mais surtout, les élèves sont coachés par des professionnels expérimentés (une équipe de quatre ou cinq personnes par incubateur). Pour cela, nous nous appuyons beaucoup sur des cas réels. Par exemple, comment réagir face à un client qui ne paye pas ? Prendre un avocat ? Licencier des collaborateurs ? L’étudiant peut choisir de faire son stage de six mois, obligatoire dans les écoles d’ingénieurs, dans sa propre entreprise.

Source : 01net.

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