Trouver des fonds pour de nouveaux projets auprès de VCs va être très difficile dans les prochains mois, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’autres sources de financements. Les investissements privés sont aussi une manne non négligeable surtout pour des projets en phase de démarrage. Le “Love Money” comme on dit, c’est à dire l’argent des amis et des proches est souvent la première source, notamment pour de jeunes entrepreneurs ou pour des entrepreneurs plus confirmés ne souhaitons pas encore ouvrir leur capital à des inconnus. Ceux qui ont déjà traversé cette étape savent qu’il est penible de gérer le processus sans parler des nombreux légaux documents à gérer et faire signer et du suivi.
Bref, une startup française à compris le problème et a créé Koeos qui est un service en ligne permettant de gérer la collecte des premiers fonds (les dizaines de milliers d’euros de départ), la validation et attribution des documents légaux mais aussi le suivi des projets. L’idée est très simple. Vous disposez d’un projet à faire financer. Vous créez un compte sur Koeos, présenter votre projet, invitez directement sur ce site vos amis et proche à l’évaluer (ce qui peut se faire par l’import de vos contacts existants sur d’autres sites- d’ailleurs de ce que je vois LinkedIN serait un ajout util). Koeos propose également, ce qui est très utile et aidera aux économies de frais juridiques, des gabaris de documents pour cette première levée de fonds qui n’auront plus qu’à être remplis et être mis à jour.
Koeos ne me semble pas adapté pour des levées de fonds plus tardives, importantes (plus de 300 000 euros) ou implicants des investisseurs institutionnels voir même des business angels habitués à leur avocat et leur méthode. Il s’agissait d’ailleurs de leur modèle initial dont je n’étais pas totalement fan. Koeos se différencie également de plateforme comme FaisonsAffaire.com (note aux lecteurs: gagnants des 2 tickets eBay de la TCFR partie) ou d’AngelSoft qui permettent de trouver un investisseur. Koeos n’aide pas à la recherche de fonds mais à finaliser une augmentation de capital auprès de personnes que vous connaissez déjà en phase d’amorçage. D’ailleurs pour trouver ces premiers fonds Koes n’a pas eu besoin de Koeos
Pour tout dire j’ai été sans le savoir à l’origine de leur financement puisque je les ai présenté à leur investisseur sans aucune intention. Oleg Tscheltzoff, co fondateur d’Amen et Fotolia (note aux lecteurs: Oleg dirige Bahu.Com où je suis investisseur) est le premier investisseur du projet.
Je ne peux que soutenir un tel projet, moi qui répète en permanence, que l’amorçage en France est mal traité. Des outils comme Koeos devrait beaucoup aider à changer les choses. Le modèle de Koeos est basé sur la collecte d’une commission des fonds levés de 5% qui me paraît un peu elevé et qui devrait être echelonné en fonction du montant collecté. Un des aspects manquants à mon sens à Koeos est une zone permettant d’informer les actionnaires du suivi et de l’évolution du projet après le financement, notamment quand une nouvelle phase de financement va être nécessaire. Mais je suis sûr que cela pourra être aisément ajouté.
Koeos a été créé par Olivier Cahané, un jeune diplomé d’HEC, avec des bureaux en France et une équipe de développement basé en Israel. Koeos est encore en beta privée mais sera lancée prochainement en partenariat avec TechCrunch ou nous proposerons un appel à projet qui sera récompensé d’un premier financement de 10 000 euros. Je connais d’ailleurs déjà un projet dont nous parlerons bientôt sur TCFR qui a utilisé Koeos comme outil de levée d’amorçage.
Source : TechCrunch
















